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	<description>Un blog sur l&#039;economie</description>
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		<title>REPERES POUR 2006/2007 &#8211; A CHACUN SA CRISE : LES USA &#8211; EUROLAND SCENARIOS DE RENTREE</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jul 2006 18:07:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JCB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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		<description><![CDATA[L'économie mondiale : inflation ou ralentissement de la croissance économique ?
Depuis quelques mois, les banques centrales et les marchés craignent un retour de l’inflation et un ralentissement de la croissance mondiale. Les anticipations qui en découlent peuvent être dangereuse pour l’économie.
Qu’en est-il ?
L'inflation reste sous contrôle tant aux Etats-Unis que dans la zone euro. L’analyse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L'économie mondiale : inflation ou ralentissement de la croissance économique ?<br />
Depuis quelques mois, les banques centrales et les marchés craignent un retour de l’inflation et un ralentissement de la croissance mondiale. Les anticipations qui en découlent peuvent être dangereuse pour l’économie.</p>
<p>Qu’en est-il ?</p>
<p>L'inflation reste sous contrôle tant aux Etats-Unis que dans la zone euro. L’analyse des composantes des prix montre que l'inflation hors énergie et produits alimentaires n'est actuellement que de 2,4 % outre-Atlantique et de 1,3 % en Euroland. Il est évident que pour certains biens manufacturés, la situation est déflationniste (particulièrement en France et en Allemagne. Par ailleurs, dans les mois qui viennent l'inflation globale va mécaniquement baisser.<br />
En effet la croissance mondiale pour 2006 devrait renouveler son score de 2005, soit 4,8 % ; une performance de 1,2 point de plus que son niveau moyen au cours des quinze dernières années. Si la situation géostratégique mondiale ne se détériore pas, si la situation américaine (voir plus loin) se détend, un atterrissage en douceur pourrait avoir lieu tout en permettant une croissance mondiale de 4,3 % en 2007 .<br />
Le scénario du « soft landing » devrait permettre de calmer le jeu sur le front des cours des matières premières et de la remontée des taux d'intérêt des deux côtés de l'Atlantique.<br />
<span id="more-78"></span><br />
Quelle est l’évolution probable de l’euro ?</p>
<p>En raison du resserrement monétaire de la BCE, l'euro est reparti à la hausse ces derniers mois. La croissance de la zone euro en 2006, avec un taux de 2% sera la plus forte croissance depuis 2000 résultera de la baisse de l'euro en 2005. Le Natrex (niveau d’équilibre de l’euro) qui représente le taux de change naturel obtenu en fonction des fondamentaux économiques bilatéraux Etats-Unis/Euroland (croissance, épargne et balance courante) est de 1,15 dollar. Le niveau moyen de l'euro n'est que de 1,11 dollar pour les 30 dernières années Si l’euro devait aller « titiller » les 1,30 la reprise eurolandaise disparaîtrait rapidement et la réaction des marchés consisterait à obtenir un euro plus faible. L’euro devrait donc terminer 2006 à 1,25 dollar.</p>
<p>Le pétrole, envolé vers 100 USD/le baril?</p>
<p>Le cours du baril v évoluant en fonction de la situation au Moyen Orient , en Iran et en Asie d’une part et du niveau de destruction des ouragans américains de l'été prochain, d’autre part, la volatilité restera élevée. De plus les niveaux actuels des stocks mondiaux de pétrole atteignent des sommets historiques. Il devient de plus en plus difficile de les augmenter. Cependant le ralentissement de la croissance mondiale va mécaniquement limiter la demande de pétrole. Enfin les investissements menés depuis 2000 en matière de forage et de raffinage permettent une augmentation de l’offre alors que la demande de pétrole ralentit. Le prix d’équilibre du prix du baril est désormais d'environ 45/50 dollars. En raison de la situation géopolitique risquée et de la forte spéculation qui pèsent sur les cours de l'or noir, le prix du baril devrait se situer autour de 70 dollars.<br />
Les 100 dollars le baril pour 2015, voire avant, deviennent de plus en plus probables en raison de la conjonction de deux phénomènes :le d niveau de la demande mondiale qui reste élevée sur la période d’une part et les limites des réserves de pétrole d’autre part. La position désormais stratégique dans le secteur de l’énergie (pétrole et gaz) de la Russie la mène à exiger son entrée dans l’OMC, le refus de celle-ci par les USA pourrait « cristalliser » les conflits du Moyen Orient (pays pétroliers ou non) et produire des « pics de prix » du pétrole.</p>
<p>Va-t-on vers une hausse des taux d’intérêts ?</p>
<p>Après avoir frôlé l’inversion des taux longs et courts, la barre des 5% a été franchie aux USA, celle des 4% en Europe La continuation de la hausse des taux est désormais acquise car vu l’évolution de la croissance économique, du niveau d'inflation et de déficit public, les taux longs restent encore trop bas.<br />
D’ici la fin 2006, ces derniers devraient avoisiner les 5,2 % aux Etats-Unis et les 4,2 % dans la zone euro Les marchés obligataires continuant à bénéficier d’un excès mondial de liquidité, un krack du marché obligataire reste faible. La nouvelle obligation faite aux fonds de pension de détenir une part croissante en titres peu risqués maintiendra des flux d'investissement abondants vers les marchés obligataires.<br />
Enfin, les resserrements monétaires de la Fed et de la BCE devraient rester limités : le taux objectif des fédérals funds devrait se positionner sur le curseur à 5 %, voire à 5,25 %. Le taux européen devrait se situer à 3,5 % jusqu’à mi-2007 . Le dépassement de ces taux, constituerait un signal de fort ralentissement de l'activité économique pour 2007, impliquant une baisse des taux longs.<br />
Il faut insister une nouvelle fois sur les risques de déstabilisation Au-delà des dangers géopolitiques, par définition incontrôlables, ces risques résident essentiellement dans l'évolution de la politique monétaire de la Réserve fédérale. Le nouveau responsable de la politique monétaire américaine Ben Bernanke devrait réussir à éviter un krach en démontrant que le resserrement monétaire des deux dernières années commence à produire ses effets sur la croissance et que toute nouvelle hausse forte, progressive ou pas des taux n'est pas justifiée<br />
Mais si la FED et la BCE privilégient la lutte contre une inflation potentielle et non la croissance, elles pourraient augmenter les taux directeurs ce qui « cassera » la croissance déjà ralentie.</p>
<p>Que dire des matières premières ?</p>
<p>La phase actuelle est celle d’une consolidation et d’éclatement de certaines bulles. les marchés devraient donc rester très volatiles il existe une véritable bulle pour certains métaux non ferreux et au premier chef pour le cuivre et pour le zinc. Dans le cas du cuivre la bulle a d'ailleurs commencé à éclater. Par contre pour le pétrole nous sommes bien dans la logique des fondamentaux.</p>
<p>Pour l’acier, après une forte hausse en 2005 les prix ont chuté puis ont connu un léger rebond début 2006. Désormais il est nécessaire de tenir compte de la montée en puissance de la Chine devenue exportatrice nette en particulier sur les aciers les plus courants. En toute logique le pic de l'acier est plutôt derrière nous, une baisse moyenne sur 2006 par rapport à 2005 est probable.<br />
La Chine est à peu près partout devenue le premier acheteur mondial, aussi suivre l’évolution de sa demande de matières premières devient donc essentielle. Anticiper son comportement au quotidien est parfaitement aléatoire et donc alimente la spéculation.<br />
Enfin la hausse des prix est directement liée à la faiblesse des investissements de capacités à la fin du 20e siècle. Ce constat est valable pour tous les marchés Tant que ces capacités n’auront pas été rétablies, la tendance restera haussière. Par ailleurs pour certains produits, il faut tenir compte de leur rareté grandissante : c'est le cas du pétrole qui disparaîtra vers la fin de ce siècle et celui des produits agricoles dont les besoins vont doubler dans les 50 ans. La spéculation qui est inhérente au monde des marchés est naturellement nourrie par ces interrogations. Le ralentissement de la croissance en 2007 nécessitera moins de matières premières. La spéculation anticipant ce ralentissement devrait produire une baisse des prix des matières premières bien que le prix d’équilibre pour certaines d’entre elles reste élevé.</p>
<p>A CHACUN SA CRISE…</p>
<p>LA CRISE AUX USA</p>
<p>L’avenir est déjà dans la conjoncture : le déficit des paiements courants des États-Unis représente une bombe à retardement pour l’économie mondiale. La situation actuelle n’est pas viable.<br />
Il est nécessaire de faire le point :</p>
<p>1 sur l’origine de ce déficit ?<br />
2 sur les risques qu’il engendre<br />
3/ sur ce qu’il est nécessaire et/ou possible de faire pour éviter l’éclatement de cette bombe.</p>
<p>ORIGINE DE CE DÉFICIT</p>
<p>Ce déficit n’est pas une création récente : dans les années 80, il y avait déjà des signes avant-coureurs, notamment à partir du moment où la dépense intérieure aux États-Unis a commencé à augmenter plus vite que la croissance du PIB.<br />
En 1987, le déficit a atteint 3,4% du PIB, il se résorba après que la baisse du dollar ait stimulé les exportations et freiné les importations (Octobre de cette année : krack boursier !) Mais on peut constaté que depuis 2002, le recul du dollar n’a pas eu le même effet .</p>
<p>Dans les années 90, il était pratiquement nul et son quasi-doublement n’est intervenu que depuis 2000 (voir graphique). Désormais ce déficit peut être qualifié d immense. En 2005, il a atteint plus de 800 milliards de dollars US, soit 6,4 % du PIB américain. Cela représente à peu près 1,5 % du PIB mondial.</p>
<p><a href="http://www.blog-eco.com/wp-content/uploads/2006/07/graph1.png"><img class="alignnone size-medium wp-image-84" title="graph1" src="http://www.blog-eco.com/wp-content/uploads/2006/07/graph1-242x300.png" alt="" width="242" height="300" /></a></p>
<p>Source : US Bureau of Economic</p>
<p>Un tel déficit pourrait s’expliquer dans le cas d’une économie émergente ayant besoin d’investir de manière massive. Mais ce déficit est celui de la plus puissante des économies mondiales d’une part et la plus grande part des entrées de capitaux sert à financer la consommation publique et privée ainsi que le logement d’autre part. Ces dépenses ne peuvent avoir aucun effet sur le remboursement. Dans le cas d’une économie émergente, ce taux de déficit vaudrait au pays concerné une probabilité de crise financière de 50%.<br />
Sauf risque géostratégique (pétrole, climat) géopolitique (conflit avec Iran, Palestine-Israël, Corée du Nord, etc), une crise n’est pas encore à l’ordre du jour, bien que la balance des paiements courants soit devenue un danger majeur.<br />
Il faudra bien financer le déficit, ce qui est synonyme d’endettement.</p>
<p>Les États-Unis bénéficient du privilège de pouvoir emprunter dans leur propre monnaie – le dollar est la principale monnaie de réserve du monde – mais pour combien de temps ?</p>
<p>Quoi qu’il en soit, la dette extérieure nette du pays augmente inexorablement : elle représentait près de 2 500 milliards USD en 2004, soit 22 % du PIB. Si les États-Unis sont le plus gros débiteur du monde en valeur absolue, c’est encore loin d’être le cas en proportion du PIB.<br />
Les facteurs d’ordre commercial ne sont pas la raison unique du déficit. La taille du déficit reflète le déséquilibre des échanges de biens : les ménages et les entreprises ayant absorbé plus de biens venant de l’étranger que le pays n’en exporte. Les Américains semblent avoir une propension plus marquée que leurs partenaires commerciaux à dépenser leurs revenus supplémentaires dans l'importation de produits.<br />
Par d’ailleurs il est admis que même si l’économie américaine et le reste du monde croissent au même rythme, le déficit commercial américain tend à se creuser. Résultat de cette tendance ancienne, les importations dépassent désormais les exportations de 60 % et la valeur du déficit en dollars va continuer à augmenter.</p>
<p>Les paiements courants sont aussi influencés par les anticipations du marché mondial sur la productivité et les rendements, les prix des actifs, les taux d’intérêt et les cours du change. Pour bien comprendre, il faut admettre que les États-Unis dépensent beaucoup plus qu’ils ne produisent. Cela se traduit par un excédent des importations sur les exportations, mais aussi par un excédent de l’investissement sur l’épargne. De fait, la part d’épargne brute dans le PIB a diminué depuis les années 80. Les ménages, semblent responsables de cette tendance. De plus, le recul de l’épargne est sans doute le résultat cumulé de différents facteurs : baisse de l’inflation, des taux d’intérêt bas et finalement une augmentation de la confiance et de la richesse. Mais la politique budgétaire contribue a une insuffisance de ressources financières disponibles pour l’investissement productif.</p>
<p>L’économie mondiale a récemment connu une période d’excédent d’épargne : ces crédits étrangers ont été ainsi disponibles à des conditions raisonnables. Mais si ces flux financiers en provenance d’Asie et d’Europe ont stimulé l’investissement aux États-Unis et donc une accumulation de capital, les créances sur ce capital étant détenues par des résidents externes les revenus générés leur reviendront.<br />
Les flux mondiaux de capitaux ont fortement augmenté ces dernières années et cependant les étrangers ont une préférence pour l’achat d’actifs américains supérieur à celle des Américains pour les actifs étrangers.</p>
<p>Conséquence : les actifs extérieurs bruts des États-Unis, qui représentent 85 % environ du PIB, sont désormais dépassés par des engagements bruts extérieurs de 107 % du PIB. Même si depuis 2003, les États-Unis investissent plus à l’étranger, la demande étrangère d’actifs américains a fortement progressé, surtout de la part des banques centrales et des investisseurs institutionnels privés. Avant l’éclatement de la bulle boursière, la tendance était à l’investissement direct et aux investissements de portefeuille d’actions,ddepuis la prudence a triomphé, les États-Unis apparaissant comme un refuge : à partir de 2004, il y a eu suffisamment de titres d’emprunt du Trésor américain vendus à des non-résidents pour financer la majeure partie du déficit des finances fédérales. La dette publique fédérale des USA est détenue à moitié par des investisseurs étrangers.</p>
<p><strong>Est-ce un problème ?</strong></p>
<p>LES RISQUES ENGENDRES</p>
<p>L’économie américaine risque d’épuiser rapidement sa « marge de crédibilité ». Pour se couvrir de la hausse des risques Les étrangers exigeront la baisse des prix des actifs et la baisse du dollar en découlera entraînant les taux d’intérêt à la hausse, le tout annonçant une crise. En attendant, le déficit risque de se creuser et atteindre rapidement les 1000 milliards USD, et dépasser les 10 % du PIB d’ici quelques années.<br />
En effet les économies de marché émergentes, la Chine en premier lieu, auront intérêt pour quelques années encore à maintenir une croissance tirée par les exportations pour absorber leur excédent quasiment illimité de main-d’oeuvre rurale.<br />
Par ailleurs la ligne de crédit des États-Unis auprès du reste du monde ne comporte pas d’échéancier précis pour le remboursement, d’autant que l’ensemble de ces banques centrales créancières ne recherchent pas les bénéfices. Le risque pourrait alors être moindre.<br />
Cependant en retenant le scénario le plus favorable (ce qui n’est pas notre hypothèse) le dollar est en train de perdre sa place de monnaie principale de réserve internationale, avec une confiance dans sa valeur diminuée, et une attractivité de l’euro plus forte.<br />
La conséquence désormais la plus probable est le dénouement sous forme de resserrement de l’économie au fùr et à mesure du gonflement de la dette des États-Unis.</p>
<p>Comment éviter l’éclatement de cette bombe ?</p>
<p>IL N’Y A PAS DE SOLUTION FACILE, CAR UNE DÉMOCRATIE EST CARACTÉRISÉE PAR UNE PLÉTHORE DE DÉCISIONS DES PARTICULIERS ET DES ENTREPRISES QUI NE CONVERGENT PAS VERS LE MÊME OBJECTIF. De ce fait, le déficit continuera de s’accroître tant que les conditions politiques resteront inchangées. Le flottement du dollar et la libre circulation des capitaux empêchent toute mesure délibérée pour contenir le déficit.<br />
Freiner la demande, par exemple, ralentirait les importations, en infligeant à l’économie en général, des dommages importants y compris aux partenaires commerciaux de premier plan des USA.</p>
<p>Pour autant, les autorités américaines sont en mesure de prendre des décisions qui favorisent l’épargne, ce qui aurait pour conséquence de ralentir l’endettement. car il est de la responsabilité politique des États-Unis de corriger ce phénomène. Les effets de ralentissement de l’économie provoqué par la réduction du déficit budgétaire sont susceptibles d’être compensés par une politique monétaire adéquate.<br />
Ainsi le gouvernement fédéral vise une réduction de moitié de son déficit pour 2009, et veut accroître l’épargne privée au moyen de comptes d’épargne éducation ou santé. Comme par ailleurs le déficit est aussi la conséquence de l’absence de croissance chez leurs partenaires, les autorités américaines cherchent avec ceux-ci les moyens de relancer leurs économies.</p>
<p>Mais le moyen le plus efficace d’accroître l’épargne nationale et de réduire le déficit extérieur consiste probablement à changer la loi fiscale concernant le logement : la déductibilité des intérêts hypothécaires constitue une forte incitation à l’emprunt. En fait, la moitié du montant est dépensée pour la consommation, ce qui favorise le déficit commercial. L’élimination de cette déductibilité stimulerait l’épargne. Le dollar se déprécierait et la balance reviendrait à équilibre.<br />
Ceci orienterait la production générale vers des biens et des services exportables c’est-à-dire vers une hausse des exportations et donc une réduction du déficit américain.</p>
<p>Des décisions complémentaires seront nécessaire pour réorienter les USA vers cet équilibre : faciliter le passage à une réorganisation industrielle developper une politique de formation des salariés, modifier la fiscalité des entreprises, etc..<br />
Compte tenu des délais pour changer de politique d’une part et obtenir des résultats, une forte dépréciation du dollar en termes réels est inéluctable.</p>
<p>Cet ajustement douloureux imposera une réorientation du capital et du travail vers des productions exportables à la fois de biens et de certains services, comme les services financiers et d’ingénierie. La flexibilité sur les marchés américains des produits et du travail devient ainsi l’objectif principal du gouvernement américain. Une hausse du chômage en sera la conséquence.</p>
<p>Les États-Unis disposent probablement des marchés les plus flexibles de l’OCDE : la faiblesse persistante du chômage, malgré les chocs récents en témoigne. Le message est simple : oui, le problème du déficit des paiements courants des États-Unis pourrait devenir grave et non, l’intervention directe n’est pas la solution. Le problème est grave pour les USA mais aussi pour l’ensemble de la planète.</p>
<p>Le gouvernement actuel et le suivant devront avoir pour objectifs simultanés :</p>
<p>1-Réduire le déficit budgétaire<br />
2-Réorienter l’économie américaine vers l’exportation.<br />
Les autres zones du Monde doivent donc anticiper :<br />
Soit une crise financière dû à l’endettement croissant des USA<br />
Soit une réorientation de leurs économies pour faire face au retour d’un formidable compétiteur.<br />
Il s’agit donc D’UN DILEMME INQUIÉTANT !</p>
<p>L EUROPE EN PANNE</p>
<p>L’Europe s’est construite depuis l’idée fondatrice de ses pères à travers des crises. Celle du référendum du 29 avril 2005 est la dernière en date. Mais elle ne peut être comparée aux précédentes. Elle sera une étape fondatrice d’un autre projet ou la fin de l’Europe centripède.</p>
<p>La situation actuelle est la marque d’un triple manque :</p>
<p>1 - Manque de connaissance,<br />
2 - Manque d’adhésion<br />
3 - Manque de lisibilité.<br />
1 - Manque de connaissance</p>
<p>Les européens ne connaissent pas l’Europe, son projet, ses institutions, les gains dont ils ont bénéficiés depuis plus de cinquante ans grâce à elle. L’absence de pouvoir de l’Union dans les domaines diplomatiques, militaires, nuit par ailleurs à sa reconnaissance internationale.<br />
D’une part le comportement des politiques des Etats nationaux qui continuent à déclarer les décisions peu populaires comme émanant de l’Europe et les autres comme étant le résultat de leurs action bénéfiques, d’autre part le sentiment collectif d’une institution éloignée des peuples s’ajoutent pour produire une attitude d’incompréhension voire de méfiance.</p>
<p>Les deux faits précédents font que les peuples et parfois leurs représentants ne comprennent par le projet européen.<br />
Il apparaît ainsi que l’Europe est en panne de Constitution, de projet, de frontières, de moteur.<br />
La Constitution, si imparfaite qu’elle fut était l’occasion pour l’Europe de devenir une puissance politique.<br />
L’Europe ou l’idée d’Europe n’est plus unanimement partagée : certains veulent continuer vers l’Union politique, d’autre veulent la limiter à une zone de libre échange, de nouveaux arrivants ne la considèrent seulement comme un moyen pour leur développement.<br />
La question est donc la suivante : Sommes-nous devant une disparition de l’Europe selon un processus d’abandons successifs des règles, institutions et mécanismes européens ? Une dynamique centrifuge –encore peu visible- semble prendre le pas sur l’idée d’UNION.</p>
<p>Il semble nécessaire de communiquer auprès des peuples, des politiques pour re-situer les enjeux de l’Union. En premier lieu, il s’agit de reconstruire un plan d’action économique permettant à l’Europe :<br />
-DE CONSTRUIRE UNE ÉCONOMIE DE LA CONNAISSANCE<br />
- DE DEVENIR OU DE RESTER UN LEADER DE L’ÉCONOMIE MONDIALE<br />
- DE SE DOTER D’UN SYSTÈME FISCAL ET SOCIAL ÉQUILIBRÉS.</p>
<p>Sinon la zone Euroland risque de rester à la traîne des autres, ce qu’elle fait depuis 2002. L’économie mondiale tirant l’ensemble avec une croissance de 4 0 5 %, les Usa suivant avec un taux de 4%, le Japon relevant la tête avec une croissance de 2% l’Europe ne dépassant pas les 1,8%.<br />
Cette insuffisance de croissance promettant un retard et des pertes de marchés pour l’économie européenne d’une part, et lui retirant les moyens de résorber ses déficits budgétaires et donc de mettre en oeuvre les politiques indiquées plus haut, d’autre part l’Idée d’Europe est de plus en plus rejetée.<br />
Alors que l’économie mondiale impose la construction d’une zone européenne unie et forte.</p>
<p>En 2002, Euroland et les USA connaissaient une situation équivalente avec une croissance légèrement inférieure à 1%. A fin 2005, l’écart est de 2% en faveur des USA. l’ Europe décroche.<br />
L’analyse de la consommation américaine et européenne d’une part, et de l’investissement dans les deux mêmes zones d’autre part montrent clairement la différence de comportement des acteurs :</p>
<p><a href="http://www.blog-eco.com/wp-content/uploads/2006/07/table1.png"><img class="alignnone size-full wp-image-81" title="table1" src="http://www.blog-eco.com/wp-content/uploads/2006/07/table1.png" alt="" width="257" height="135" /></a></p>
<p>La baisse de l’euro par rapport au dollar depuis 2003 a favorisé la croissance des pays d’Euroland en favorisant les exportations de la zone.<br />
Comme vu plus haut, le taux naturel de l’euro par rapport au dollar est de 1,15, l’euro flirtant actuellement avec les 1,30 et en restant au dessus de 1,25 pénalise donc le commerce extérieur d’Euroland.<br />
L’élargissement de l’Europe à dix nouveaux pays ne pose pas de questions de principes: ces pays attendaient depuis 15 ans leur entrée dans l’Union, Union qui signifiait pour eux : paix, développement.</p>
<p>Sur le plan économique, la réalisation de cette nouvelle Europe pose un certain nombre de difficultés et principalement parce que l’approfondissement institutionnel d’une part, la mise en place de règles sociales et fiscales d’abord convergentes ensuite identiquement proches d’autre part non pas été réglés. Ces pays intègrent donc une économie dont le fonctionnement est plus proche d’une zone de libre-échange que d’une zone régulée. Leurs différences produisent des difficultés en terme de différentiel de coûts, de protection social, de niveau d’équipements, etc.</p>
<p><a href="http://www.blog-eco.com/wp-content/uploads/2006/07/table2.png"><img class="alignnone size-full wp-image-82" title="table2" src="http://www.blog-eco.com/wp-content/uploads/2006/07/table2.png" alt="" width="262" height="85" /></a></p>
<p>L’écart de PIB pose le problème de l’accroissement du budget de l’Europe pour accélérer la mise à niveau des nouveaux entrants. Pour les 15 cela signifie un accroissement de l’effort de leurs populations et entreprises , alors que l’intégration des 10 dans l’arène concurrentielle signifie une redistribution des cartes (du PIB, de l’emploi, etc) favorable aux entrants ce qui est mal vécu par les populations des 15, alors que celles des 10 n’en voient que trop lentement les avantages.</p>
<p>L’écart de chômage, traduction des mutations du monde de la production de biens et de services, ne favorise pas la mise en oeuvre de politiques sociales et fiscales communes.<br />
L’écart d’inflation rend peu compatibles les politiques monétaires et de taux entre la zone euro et la zone non euro.<br />
Les USA sont face à une crise structurée autour de leurs déficits commerciaux et financiers auxquels s’ajoute une nécessaire restructuration de leur économie (à orienter vers des produits et services exportables) . A cette dimension économique, une perte de leadership mondial est possible avec la montée en puissance de la Chine, de l’Inde, du Brésil, de la Russie. Par ailleurs, le rôle de gendarme des USA pèse sur la stratégie de ce pays et sur son budget. Les USA sont face à une crise d’abord financière, ensuite économique, d’identité et enfin de leadership.<br />
L’Europe connaît une crise d’identité, de projet se doublant d’une crise économique.<br />
Finalement, la crise de l’un est la crise de l’autre. Ce qui est vrai pour ces deux zones est vérifiable pour les autres zones de la planète. Les solutions économiques peuvent être viables temporairement au détriment des autres. Mais dans la durée, la sortie des crises ne peut être que commune</p>
<p><strong>Les scénarios sont donc les suivants:</strong></p>
<p>Scenario M1 : L’ensemble des paramètres économiques de tous les pays sont orientés positivement, le curseur « risques de conflits « est bloqué sur zéro, les phénomènes d’inégalités et de déséquilibre démographique sont résolus, les Institutions internationales, reconnues par l’ensemble des peuples et des Etats, peuvent anticiper et donc résoudre les difficultés de tout genre pouvant mettre en cause ce monde idyllique…. Ou horrible ! (Probabilité de mise en oeuvre proche de Zéro !)</p>
<p>Scenario M2 : La situation de la planète continue à connaître les détériorations dues au temps et à l’action de l’homme, les mouvements de transformation des équilibres entre les zones économiques et démographiques du monde se développent alimentant les conflits entre les zones riches, émergentes et pauvres. Les tensions commerciales nourrissent les risques monétaires et de crédit. Cependant les pouvoirs politiques nationaux, les Institutions internationales spécialisées semblent avoir la situation sous contrôle.<br />
Les risques liés à l’énergie, aux matières premières se couplent régionalement ave les inégalités de développement, l’ensemble alimentant le terrorisme.<br />
(Ce scénario représente la continuation des années proches avec une tendance certaine à l’augmentation des risques et à la difficulté grandissante des Etats et des Institutions internationales à s’y opposer, le tout s’appuyant sur la volonté des peuples des zones développées de maintenir et accroître leur niveau de protection, de consommation, de sécurité, et sur celle des autres de vouloir bénéficier de tous ces avantages) La probabilité de vie de ce scénario est de 70% pour 2006-2007</p>
<p>SCENARIO F : Apparition de mouvements sociaux à répétition en France malgré un retour à la croissance (2,1%) non encore ressenti par les français, une baisse du chômage certaine mais dont la raison se trouve plus dans les effets du départ des premiers « papy-boomers » qu’aux mesures classiques sur les emplois aidés, le commerce extérieur ne représente pas encore un facteur de croissance, la consommation reste le moteur ( de plus en plus poussif) de la croissance, l’investissement des entreprises et de l’Etat n’est pas le relais de croissance à l’investissement immobilier qui compte tenu de la hausse des taux d’intérêts va ralentir.<br />
Le scénario F n’est compatible qu’avec le scénario M2 (Sa probabilité d’apparition est de 60% dans la période septembre 2006-mars 2007) Il pourrait ne pas apparaître si les effets conjugués d’une augmentation visible de la croissance et de la réduction du chômage étaient intégrés par les consommateurs (retour à un certain optimisme).</p>
<p>SCENARIO M3 Avec la chute du Mur de Berlin, la stratégie des Etats n’est plus organisée autour du concept de « guerre froide) » mais a pour objet principal et fédérateur des autres l’approvisionnement énergétique et sa sécurisation.<br />
Dans ce cadre là, la provocation de l’Iran sur le nucléaire mais aussi sur le pétrole et l’aide au terrorisme représente un risque majeur pour les USA et le reste du Monde . La Chine est devenue par ailleurs le premier client de l’Iran pour le pétrole L’Iran peut donc déséquilibrer l’approvisionnement du monde en pétrole à l’exception de la Chine. Les autres pays producteurs ne peuvent compenser la diminution de l’offre mondiale. Le prix du baril transperce la barre des 90 dollars le baril<br />
dollars le baril.<br />
Les Usa entament un double bras de fer ave l’Iran et la Chine : pour cela ils annoncent le blocage des navires approvisionnant la Chine ; la perte de ressources financières amenant, pensent-ils l’Iran à stopper son projet nucléaire, et la Chine, en forte croissance et ne pouvant manquer de pétrole, à fait pression sur l’Iran pour stopper ce projet.<br />
Mais le Monde change et la Chine ne cède pas à la tentative de blocus américain qui d’ailleurs existe depuis 2001 par le contrôle des voies maritimes renforcé dans cette zone.</p>
<p>La Chine demande à Taïwan de la rejoindre d’une part et d’autre part en tant que créancier principal des USA entraîne d’autres pays créanciers dans une guerre contre le dollar en arrêtant, entre autres actions, d’ acheter des Tbonds américains. Le dollar plonge malgré les efforts du Japon, de l’Europe et autres pour racheter des dizaines de milliards de dollars. Les places boursières chutent accompagnées par des crises économiques et sociales locales.<br />
Sauf à avoir déclencher une « élimination de l’Iran de la carte » avant la provocation iranienne*, une fois le mécanisme implacable de la démarche chinoise en marche et sauf à déclencher une guerre avec elle, les USA sont obligés d’accepter un compromis avec l’Iran sur le nucléaire militaire (ce qui permet donc les conflits ultérieurs). Par ailleurs, ils doivent abandonner la pression sur la Chine afin qu’elle reprenne l’achat des T bonds américains assurant par là même le financement de l’économie américaine en permettant à ses consommateurs d’acheter des produits chinois à bas prix facilitant l’investissement da l’immobilier de ceux-ci grâce à des taux d’intérêts encore bas ; ceci ne retardant que de peu la nécessaire adaptation de l’économie américaine à la réduction des déficits et à sa restructuration.<br />
Cette crise qui installe le leadership de la Chine pour de nombreuses années n’est cependant pas sans risque !<br />
Le « passage de témoin représentant une période de risques majeurs : plus grande liberté pour des mouvements terroristes et/ou incapacité des institutions internationales à contenir les conflits armés, etc.. Ceci représente la seconde branche de ce scénario catastrophe mais dont la probabilité d’apparition de la première branche est proche de 4O% à l’horizon 2008.</p>

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